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L’Association canadienne pour l’équité en santé des femmes (ACESF) lance la série de séminaires nationaux Conversations vitales avec le soutien de Vichy Laboratoires

De la ménopause aux menstruations et plus encore, Conversations vitales fournit des renseignements scientifiques importants aux femmes

  Le 15 septembre 2025 – L’Association canadienne pour l’équité en santé des femmes (ACESF) est fière d’annoncer le lancement de Conversations vitales. Il s’agit d’une nouvelle série de séminaires nationaux en ligne rassemblant des personnalités de renom du domaine de la recherche et de la pratique clinique et des personnes ayant une expérience vécue pour souligner l’apport de la science dans l’amélioration des soins pour les femmes tout au long de leur vie. Le premier événement, intitulé « Améliorer les normes des soins pour la ménopause », présenté par la Fondation Pharmaprix pour la santé des femmesMC, avec l’appui de Vichy Laboratoires, aura lieu le 29 octobre 2025, de 13 h à 15 h (HNE). La série Conversations vitales est rendue possible grâce au soutien supplémentaire des partenaires de l’ACESF : Organon Canada, Hologic et de Healthing.ca. Conversations vitales fait découvrir aux femmes les percées scientifiques les plus récentes, en leur fournissant des renseignements et des outils crédibles pour leur parcours de santé tout au long de leur vie. Trop souvent, les femmes vivent un fardeau invisible, ce qui indique qu’elles se sentent incomprises ou ne reçoivent aucun soutien lorsqu’il s’agit de leur santé. Une étude quantitative réalisée par Kantar, à la demande de Vichy, et menée auprès de plus de 2 000 femmes dans le monde entier a révélé que deux femmes sur trois souffrent en silence lorsqu’elles sont aux prises avec les effets de changements hormonaux sur leur bien-être mental et physique : elles se sentent mal comprises, non soutenues ou mal informées. Conversations vitales s’attaque à ce problème en donnant aux femmes les renseignements et la confiance nécessaires pour traverser chaque étape de leur parcours de santé. La première séance de Conversations vitales : « Améliorer les normes des soins pour la ménopause », présentée par la Fondation Pharmaprix pour la santé des femmesMC, sera diffusée le mercredi 29 octobre 2025, de 13 h à 15 h (HNE). Au programme : Nneka Ezurike, pharmacienne et propriétaire d’une pharmacie, cofondatrice de Black Pharmacy Professionals of Canada et membre du conseil d’administration de la Fondation Pharmaprix pour la santé des femmesMC; la Dre Iliana Lega, endocrinologue et chercheuse au Women’s College Hospital et professeure agrégée de médecine à l’Université de Toronto; Rachel Ollivier, chercheuse en santé des femmes; Shirley Weir, conférencière, auteure et experte en ménopause; et Nese Yuksel, professeure et vice-doyenne de la faculté de pharmacie et des sciences pharmaceutiques de l’Université de l’Alberta et présidente de la Société canadienne de la ménopause. La discussion sera animée par Sarah Moore, journaliste spécialisée sur les questions de santé et de bien-être. Animée en anglais et traduite en français, la séance portera sur l’évolution de notre compréhension de la ménopause et les renseignements importants que les femmes doivent savoir : de la reconnaissance des symptômes au recours aux soins, en passant par les options de traitement fondées sur des données probantes et les avancées les plus récentes du domaine de la recherche. On y expliquera également la façon dont les femmes vivent la ménopause et les services de soutien pratiques qui changent la donne. Le fardeau invisible que les femmes doivent supporter témoigne de problèmes systémiques profonds. Même si les femmes représentent 51 % de la population, la recherche sur la santé au Canada qui leur est consacrée ne reçoit que 7 % du financement fédéral réservé à ce secteur. Selon l’étude de Kantar demandée par Vichy, les tabous sociaux qui persistent et la stigmatisation freinent encore plus la discussion ouverte et beaucoup de femmes ont de la difficulté à trouver des renseignements fiables fondés sur des données probantes. La collaboration entre l’ACESF et Vichy Laboratoires s’attaque directement à ce manque d’information. Vichy s’est engagé à verser 140 000 $ à l’ACESF pour financer la recherche et l’éducation en santé des femmes, en créant sa plateforme Hormonall lancée l’an dernier. Grâce à hormonall.com, Vichy fournit des renseignements fiables aux femmes à toutes les étapes de leur parcours hormonal. Ce travail complète Conversations vitales en rendant les renseignements sur la science et les outils crédibles plus accessibles tout au long du parcours de santé des femmes. « La série consiste à réunir des données probantes crédibles et des expériences pratiques, et à les rendre accessibles à toutes les personnes qui en ont besoin », a déclaré Amy Flood, directrice générale de l’ACESF. « Nous visons des progrès pratiques et mesurables en santé des femmes. » « La ménopause est une étape importante de la vie, mais souvent peu discutée. La Fondation est fière d’aider à corriger cette situation pour que cette réalité reçoive toute l’attention qu’elle mérite », explique Paulette Minard, directrice de l’investissement communautaire au sein de la Fondation Pharmaprix pour la santé des femmesMC. « Investir dans la santé des femmes fait en sorte qu’elles peuvent participer pleinement au travail, à la vie familiale et communautaire à chaque étape de leur vie. » « Vichy Laboratoires est déterminée à soutenir la santé des femmes à toutes les étapes de leur vie », affirme Marie-Pier Michaud, directrice générale de Vichy Laboratoires. « Le partenariat avec l’ACESF nous permet de promouvoir la science et le dialogue qui donnent aux femmes les moyens de s’épanouir, aujourd’hui et dans les années à venir. » « Organon est fière de soutenir Conversations vitales dans sa mission qui consiste à fournir des renseignements crédibles et une meilleure visibilité aux soins de santé pour les femmes. Ainsi, elles ont plus de ressources pour traverser chaque étape de leur parcours de santé », déclare Michael Casia, président et directeur général d’Organon Canada. « En tant que seule entreprise de notre taille qui se concentre principalement sur la santé des femmes, nous avons un objectif clair : remettre en question le statu quo et contribuer à mettre en branle des changements significatifs. Conversations vitales est un puissant outil pour concrétiser cette mission. » « Chez Hologic, nous croyons que donner aux femmes des informations précises et accessibles est essentiel pour obtenir de meilleurs résultats en matière de santé », déclare Isabelle Fortier, directrice, Accès au marché et Affaires gouvernementales Canada chez Hologic. « Quand les femmes sont informées, elles ont confiance en elles ; lorsqu’elles ont confiance en elles, elles peuvent véritablement s’épanouir à chaque étape de leur vie. » Comment regarder le séminaire Inscrivez-vous dès maintenant à l’adresse whcc.ca/fr/conversationsvitales ou regardez le séminaire en direct sur la chaîne YouTube de l’ACESF (www.youtube.com/@WomensHealthCollectiveCanada). À propos de l’ACESF L’Association canadienne pour l’équité en santé des femmes (ACESF) est une alliance stratégique des principales fondations hospitalières de la santé des femmes au Canada, qui travaillent ensemble pour promouvoir l’équité dans la recherche et les soins en santé dans ce domaine grâce à une action coordonnée. L’ACESF rassemble des ressources et organise des collectes de fonds, des activités de sensibilisation et de défense des droits en collaboration avec des partenaires dont la vision commune est d’obtenir de meilleurs résultats en matière de santé des femmes et de favoriser un changement durable dans ce domaine. L’ACESF est composée de la BC Women’s Health Foundation, de l’Alberta Women’s Health Foundation, de la Women’s College Hospital Foundation, de la Fondation du Centre universitaire de santé McGill et de la IWK Foundation. Pour en savoir plus sur l’ACESF, ses membres et le travail qu’elle effectue, veuillez consulter le site whcc.ca. À propos de Vichy Laboratoires Vichy Laboratoires est une marque de soins de la peau réputée recommandée par 70 000 dermatologues dans le monde entier. L’entreprise est déterminée à changer la façon dont les gens perçoivent les changements hormonaux. Pour en savoir plus sur Vichy Laboratoires et son engagement à l’égard des changements hormonaux, veuillez consulter le site www.vichy.ca/fr_CA/home.

Women’s Health Collective Canada and Shoppers Foundation for Women’s HealthTM Deepen Partnership with $1 Million Commitment to Health Research and Care

Toronto, ON (August 12, 2025) — Shoppers Foundation for Women’s HealthTM is building on its commitment to advancing health equity for women with a $1 million investment in health research and care, over the next two years, through Women’s Health Collective Canada (WHCC), the largest non-government funder of women’s health research in Canada. This investment will support research on, and improved care for menopause, a long-overlooked area of women’s health.

This latest investment builds on three years of sustained partnership, with total contributions to WHCC of over $3 million. As WHCC’s Founding Partner, Shoppers Foundation for Women’s Health TM has played a leading role in bringing attention to the gaps in women’s health and helping to close them through bold, strategic investment. Their early and ongoing support helped catalyze momentum that’s now being recognized and echoed by other leading companies.

“This is more than generosity, it’s leadership,” said Amy Flood, Executive Director, WHCC. “Shoppers has believed in our work from the beginning, and they’ve helped shape a movement. With this renewed commitment, we’re taking meaningful steps toward a new standard of care for menopause in Canada — something long overdue. Together, we’re reaching more women, funding more research, and making the case for system-wide change.”

“We are proud to continue our partnership with WHCC to help close the women’s health gap in Canada,” says Paulette Minard, Director, Community Investment, Shoppers Foundation for Women’s Health. “This investment reflects our ongoing commitment to supporting women in our communities at every life stage—through better research, better care, and better outcomes.”

This investment will support the development of an enhanced, evidence-based standard of care for menopause in Canada. Through the WHCC national network, funding will help accelerate local and regional initiatives — ensuring that women, no matter where they live, benefit from improved access to high-quality menopause care.

About Women’s Health Collective Canada (WHCC)

Women’s Health Collective Canada (WHCC) is a strategic alliance of Canada’s leading women’s health and hospital foundations working together to advance equity in women’s health research and care. WHCC brings together resources, fundraising, education and advocacy, working alongside partners who share the vision to improve outcomes and drive lasting change in women’s health. WHCC consists of the BC Women’s Health Foundation, Alberta Women’s Health Foundation, Women’s College Hospital Foundation, the McGill University Health Centre Foundation, and the IWK Foundation.

To learn more about WHCC, its members and their work, or to donate, please visit www.whcc.ca.

About Shoppers Foundation for Women’s HealthTM

Shoppers Foundation for Women’s Health™ – the charitable arm of Shoppers Drug Mart® – is committed to helping Canadian women lead healthier lives, by making care more equitable and accessible. The Foundation will invest $50M by 2026 to address some of the most pressing health inequities facing women, including lack of representation in health research, barriers to accessing mental healthcare, and the urgent consequences women disproportionately face due to poverty and domestic violence. Learn more at shoppersfoundation.ca.

L’Association canadienne pour l’équité en santé des femmes et la Fondation Pharmaprix pour la santé des femmesMD renforcent leur partenariat par une promesse de don d’un million de dollars pour la recherche et les soins en santé

Toronto, Ontario, le 12 août 2025 – Fidèle à sa mission, la Fondation Pharmaprix pour la santé des femmesMD entend promouvoir l’équité en matière de santé des femmes par un investissement d’un million de dollars dans la recherche et les soins en santé au cours des deux prochaines années, par l’entremise de l’Association canadienne pour l’équité en santé des femmes (ACESF), le plus important bailleur de fonds non gouvernemental pour la recherche en santé des femmes au Canada. Cet investissement sera consacré à la recherche et à l’amélioration des soins pour la ménopause, un domaine souvent négligé de la santé des femmes.

Cet investissement récent s’appuie sur trois années de partenariat soutenu, avec un financement totalisant plus de trois millions de dollars versé à l’ACESF. En tant que partenaire fondateur de l’ACESF, la Fondation Pharmaprix pour la santé des femmesMD joue un rôle important en attirant l’attention sur les lacunes dans la santé des femmes et en aidant à les combler grâce à des investissements stratégiques audacieux. Son soutien continu dès le début a été un catalyseur qui a incité d’autres entreprises de premier plan à offrir leur soutien à l’initiative.

« L’entreprise a été plus que généreuse, elle a fait preuve de leadership, explique Amy Flood, directrice générale de l’ACESF. La Fondation a cru en l’importance de notre travail depuis le début et a contribué à façonner un mouvement. Grâce à cet engagement renouvelé, nous prenons des mesures concrètes en vue d’établir une nouvelle norme en matière de soins pour la ménopause au Canada, ce qui aurait dû être fait depuis longtemps. Ensemble, nous aidons un plus grand nombre de femmes, finançons plus de recherches et plaidons en faveur d’un changement dans l’ensemble du système. »

« Nous sommes fiers de poursuivre notre partenariat avec l’ACESF pour aider à combler l’écart en matière de santé des femmes au Canada, explique Paulette Minard, directrice de l’investissement communautaire au sein de la Fondation Pharmaprix pour la santé des femmes. Cet investissement témoigne de notre engagement continu à l’égard du soutien des femmes dans nos collectivités à chaque étape de leur vie, grâce à l’amélioration de la recherche et des soins et l’obtention de meilleurs résultats en santé. »

L’investissement soutiendra la création d’une norme améliorée de soins pour la ménopause fondée sur des données probantes au pays. Par l’entremise du réseau national de l’ACESF, le financement aidera à accélérer l’exécution des projets locaux et régionaux, en veillant à ce que les femmes, peu importe où elles vivent, bénéficient d’un meilleur accès à des soins de haute qualité pour la ménopause.

À propos de l’Association canadienne pour l’équité en santé des femmes (ACESF)

L’Association canadienne pour l’équité en santé des femmes (ACESF) est une alliance stratégique des principales fondations hospitalières de la santé des femmes au Canada, qui travaillent ensemble pour promouvoir l’équité dans la recherche et les soins en santé dans ce domaine. L’ACESF apporte des ressources, organise des collectes de fonds, des activités de sensibilisation et de défense des droits, en collaboration avec des partenaires dont la vision commune est d’obtenir de meilleurs résultats en matière de santé des femmes et de favoriser un changement durable dans ce domaine. La WHCC est composée de la BC Women’s Health Foundation, de l’Alberta Women’s Health Foundation, de la Women’s College Hospital Foundation, de la Fondation du Centre universitaire de santé McGill et de la IWK Foundation.

Pour en savoir plus sur l’ACESF, ses membres et le travail qu’elle effectue, ou pour faire un don, veuillez consulter le site whcc.ca/fr/.

À propos de la Fondation Pharmaprix pour la santé des femmesMD

La Fondation Pharmaprix pour la santé des femmesMD, l’organisme de bienfaisance de PharmaprixMD, s’engage à aider les Canadiennes à adopter un mode de vie plus sain en rendant les soins plus équitables et accessibles. Elle investira 50 millions de dollars d’ici 2026 pour s’attaquer à certaines des iniquités en matière de santé les plus marquées avec lesquelles les femmes sont aux prises, notamment le manque de représentation dans la recherche sur la santé, les obstacles à l’accès aux soins de santé mentale et les conséquences urgentes qu’elles subissent de manière disproportionnée en raison de la pauvreté et de la violence familiale. Pour en savoir plus, consultez le site shoppersfoundation.ca/fr/.

Closing the Gap: WHCC’s Federal Pre-Budget Call to Action

Women’s Health Collective Canada has formally submitted recommendations to the federal government as part of the 2025 pre‑budget consultation process, calling for targeted investments to close Canada’s persistent gaps in women’s health research, care, and outcomes.

Our submission outlines two core recommendations:

  1. A National Women’s Health Strategy

  2. A $150 million investment over three years to support women’s health research across Canada through WHCC’s national network

“Canada can’t build the strongest economy in the G7 while ignoring the health of over half its population,” says Amy Flood, Executive Director, WHCC. “Strategic investment in women’s health research is not just overdue, it’s smart economic policy. It improves care, reduces system strain, and boosts productivity by helping women stay in the workforce longer and healthier. The bottom line is that when women get the care they deserve, everyone benefits.”

Women make up 51% of Canada’s population, yet women’s health receives just 6.8% of national research funding. Untreated conditions like endometriosis, perinatal depression, and menopause-related symptoms carry significant human and economic costs. Addressing these inequities is not only a matter of equity—it’s a nation-building opportunity.

The WHCC submission is made in solidarity with the Partnership for Women’s Health Research Canada (PWHR) and the Canadian Partnership for Women and Children’s Health (CanWaCH).

Read the press release here.

Read the full submission here.

Combler l’écart : appel à l’action prébudgétaire fédérale du l’ACESF

L’Association canadienne pour l’équité en santé des femmes (ACESF) a officiellement soumis des recommandations au gouvernement fédéral dans le cadre des consultations prébudgétaires de 2025, réclamant des investissements ciblés pour combler les lacunes persistantes du Canada en matière de recherche, de soins et de résultats en santé des femmes.

Notre mémoire présente deux recommandations principales :

1.Une stratégie nationale pour la santé des femmes

2.Un investissement de 150 millions de dollars sur trois ans pour soutenir la recherche en santé des femmes partout au Canada par l’entremise du réseau national du CCSS

« Le Canada ne peut pas bâtir l’économie la plus forte du G7 tout en ignorant la santé de plus de la moitié de sa population », déclare Amy Flood, directrice générale du l’ACESF. « Un investissement stratégique dans la santé des femmes est non seulement attendu depuis longtemps, mais constitue une politique économique judicieuse. Il améliore les soins, réduit la pression sur le système et stimule la productivité en aidant les femmes à rester sur le marché du travail plus longtemps et en meilleure santé. En fin de compte, quand les femmes reçoivent les soins qu’elles méritent, tout le monde en bénéficie.»

Les femmes représentent 51 % de la population canadienne, mais la santé des femmes ne reçoit que 6,8 % du financement national de la recherche. Les maladies non traitées comme l’endométriose, la dépression périnatale et les symptômes liés à la ménopause entraînent des coûts humains et économiques importants. S’attaquer à ces inégalités n’est pas seulement une question d’équité, c’est aussi une occasion de bâtir une nation.

La soumission au WHCC est présentée en solidarité avec le Partenariat pour la recherche sur la santé des femmes Canada (PWHR) et le Partenariat canadien pour la santé des femmes et des enfants (CanSFE).

Lire le communiqué de presse.

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Pregnant & Powerful: Study confirms the safety of high-intensity resistance training during pregnancy

A Conversation with Dr. Margie Davenport About How New Research is Challenging Old Beliefs

It’s big news and great news for the growing group of women who recognize the health benefits of lifting heavier and have made it part of their exercise regimes. And, it’s only the beginning, confirms the senior author of the study, Margie Davenport, and director of the Program for Pregnancy and Postpartum Health at the University of Alberta. 

Tasked with developing Canada’s 2019 guideline of physical activity during pregnancy, Davenport found compelling evidence that physical activity in pregnancy was not only safe but beneficial for the mother and baby. However, when it came to weight-lifting, Davenport noticed that there were only expert opinions, no high-quality studies.

Davenport and her team at the University of Alberta studied 20 women, 10 who were pregnant and 10 who weren’t. All 20 performed three exercises – a barbell back squat, bench press and deadlift – at increasing intensities up to 70-75% of their max effort. The study concluded that high-intensity resistance exercises were well tolerated by the mother and fetus.

To learn more about the study and its impact, we spoke with Dr. Margie Davenport about what drove the research, what it means now, and what comes next.

Margie Davenport is director of the Program for Pregnancy and Postpartum Health at the University of Alberta and very recent recipient of the prestigious Drinkwater Leadership Award in Women’s Health, Sport & Physical Activity award for her work in the field, and senior author of a study that confirms safety of high-intensity resistance training during pregnancy. 

WHCC: What inspired the study to start with? 

Margie Davenport: I led the development of the 2019 Canadian guidelines on physical activities throughout pregnancy, and as part of that guidance, we actually synthesized all available literature, which was then distilled into 12 systematic reviews and meta-analyses. Based on that work, we found very compelling and extensive evidence demonstrating that being physically active during pregnancy is not only safe, but it’s actually quite beneficial as well for the health of both the mother and the baby. We saw that there was about a 40% reduction in the odds of developing pregnancy complications, including gestational diabetes, pre-eclampsia, and gestational hypertension. We also, importantly, found that it was not associated with an increased risk of having a miscarriage, having an early baby, or a small baby. These were really important questions that needed to be answered to alleviate key concerns that women have about exercise and pregnancy. Now, when we did the systematic reviews, we were, maybe not that surprised, but certainly disappointed that we weren’t able to talk a lot about the more intense or vigorous intensity activity. 

Historically, what happens when we talk about weight lifting and pregnancy most people are told to do moderate intensity, but we know that there’s a subset of the population, especially a growing population of women who are lifting heavy, they’re doing cross-fit or powerlifting before they were pregnant, and then they want to start a family, they become pregnant, and they just don’t know what to do. So, about two years after the guideline came out, we did an online survey where we recruited participants who were lifting greater than 80% of their 1RM (repetitions max). When we synthesized that information, what we actually found was that there was a 51% reduction in the odds of developing adverse pregnancy outcomes if they continued to lift heavy throughout their pregnancy, compared to what most guidelines will say, which is to reduce activity level or lifting levels to a more moderate range. 

Based on those extensive health benefits, the obvious next question is, (a survey gives you a certain amount of information) but is it actually safe to be lifting these heavy weights while you’re pregnant?  That’s what inspired the study we’re talking about today, where we recruited pregnant women who had been lifting before and during their pregnancy, and we looked at the fetal responses to that activity. 

WHCC: So getting to this study was quite a long journey?

MD: Absolutely. We’re in 2025. We wrapped up the systematic reviews in 2018. We’re talking about a six to seven-year process to be able to get to the point where we’re doing these higher-level studies. And we still have a long way to go, to truly understand the impact of heavy lifting during pregnancy. But it’s a really really important question. I’m an older mom myself. I was in my mid-to-late 30s when I became pregnant. I’m certainly concerned about my overall bone health as we get older. Our bone mineral density is going to drop. Our muscle mass is also going to drop. And one of the essential ways that we can support our overall muscle and bone health is to lift heavy weights as we get older. So if we’re telling women to stop lifting during pregnancy, or at least reduce the intensity of the lifting that they were doing, we need to have strong information to support that. But, we didn’t. 

WHCC: How have the reactions been to the study?

MD: I would say excitement because for people who already are lifting heavy before they were pregnant, and have seen the benefits – the stress relief, the maintenance of muscle mass, bone health overall – they want to continue while they’re pregnant. And there’s a lot of stigma, a lot of concern about the safety and potential benefits or harms of lifting heavy during pregnancy. So I think in some ways, the greatest response is a bit of relief that this is something that can be continued at least within the scope of the current study. But I think there’s also a desire now to have a lot more information to better understand if there are limits in terms of how heavy the can be lifting, if there are certain types of activities we should be doing in terms of different types of lifts, whether it’s Olympic lifts, or just more traditional bicep curls. So I think the appetite for more information has certainly grown. 

WHCC: There’s a real rise in women lifting weights, isn’t there?

MD: Absolutely, I think it’s a really important, great change that’s happening because of all the extensive health benefits. For the general population, but certainly in pregnancy as well, we are underestimating the power of lifting weights during pregnancy. We’re just barely scratching the surface. So it’s an exciting time for the field for sure. 

WHCC: Can you share what comes next?

MD: The next step is that we need to do heavier lifting. In this particular study, the maximal weight lift that we had was 90% of their 10RM (repetitions max). That’s about equivalent to maybe 70 to 75% of maximal effort, much heavier than we have ever seen in the literature. But we still do need to do heavier lifts for those people who are used to lifting quite heavy, our athletic populations. We’re seeing this incredible rise in female athletes who are starting families mid-career, and we do want to support them because they do want to continue to lift heavy while they’re pregnant. So certainly having heavier weight lifted in future studies, but also doing more longitudinal studies, which means that instead of having women come in for one single session, follow them during their pregnancy to see if continued engagement in resistance training during pregnancy, if you start before pregnancy, you continue to the first and second trimester, is there a point where you should consider stopping? Or is it actually just fine to lift until the day that you deliver? 

WHCC: What do the findings mean for athletes and for the average woman who’s already working out? 

MD: When we talk about the general population, whether they’re less active individuals or they’re recreational athletes, this provides a bit of reassurance and security. Most people are not pushing the limits of what they can lift during pregnancy, but we’re not restricted to this idea that you can only lift a moderate intensity of weight while you’re pregnant. So if you go above it or you desire to go above it, that seems to be okay up until this particular threshold. For our elite athletes, who want to lift quite heavy, unfortunately, the traditional sort of recommendation is that as pregnancy progresses, everybody should reduce their activity levels. However, that’s not based on anything except just sort of general recommendations, and that’s okay if you choose to reduce your activity levels or you’re not feeling well enough to continue activity during pregnancy. However, there are a number of women who feel great while they’re pregnant, and they do want to continue to train. This data is designed to help support them. We have a long way to go to really answer those particular questions, but it’s an important first step for those individuals who do wish to continue to lift heavier weights while they’re pregnant. 

WHCC: How do cardio and HIIT come into the findings? 

MD: HIIT. We looked at that first. Before we ever did the heavy lifting question, the first thing we tried to tackle was this idea of HIIT training. Similarly, we’ve been seeing this increased interest in doing HIIT training before pregnancy. If you like to have nice short sessions where you can push yourself pretty hard before you’re pregnant, many women want to do it during pregnancy. We did this study right in the middle of COVID, and it was probably the easiest study to ever recruit for. Everybody wanted to come in because they were doing it already, and they wanted to know the answers. They wanted to know if the HIIT study or the HIIT exercise was okay for them to do. They were going to do it anyway, so we were just monitoring them as they were doing it. 

That particular study was looking at 10 bouts of one-minute of very high intensity activity, which is 90% of maximal effort, followed by one minute of sort of active recovery at a lower intensity. And what we found is that it was extremely well tolerated by both the mother and the fetus, and that there were no adverse effects, no slowing of fetal heart rate. But also healthy birth outcomes afterwards as well. There’s a lot to do in that particular area. There are studies happening internationally now as a result of that work where they’re looking at training studies of high-intensity interval training during pregnancy to see if it’s a way to maintain fitness to improve pregnancy outcomes overall. 

WHCC: Is it okay to start HIIT or lifting during pregnancy?

MD: I get that question all the time, and the very easy answer is we don’t know yet. In both of those studies, the women were previously engaging in HIIT before pregnancy, but also during their pregnancy. What we don’t have information about yet is what happens if you decide that you want to lift heavier weights during pregnancy, or you want to do higher intensity activity. Those studies have not been done yet. It’s certainly a question that we do need to answer to better support women who are pregnant. 

WHCC: What does this study mean for professional sports and elite athletes moving forward?

MD: This is really important information for our professional and elite athletes. We’re seeing a number of athletes becoming pregnant mid-career and then wanting to return afterwards. And so one of the important things is that, similar to our general population, where we typically will see a reduction in physical activity levels as pregnancy progresses, again, totally fine if that’s what you’re choosing to do or if you start to experience any complications that would require it. But for our elite athletes, especially in our pro athletes, this is their job. That is an essential part of their work. So for many of them, being told to reduce their activity levels or to modify away from our high-intensity or heavy weight-lifting is really stressful. 

We have done a number of interviews with elite athletes from around the world and they tell us that they want this information, they want this research because they’re often doing it, but the anxiety that comes with it is almost as harmful because they don’t know if what they’re doing is safer or not. So it starts to provide options and some additional guidance in terms of the types of training that they would normally do in their everyday lives to help support a maintenance of fitness, sports-specific skills as well to be able to continue to train during pregnancy, but also to support their return to sport in the post-prone period if that’s what they desire. 

WHCC: Is it correct to assume that the longer you stay working out during pregnancy, the quicker you’re back to sport?

MD: We’re just starting to understand that particular aspect. So we have an upcoming study that’s just been accepted, and should be available online in the coming weeks, where what we did is look at what we call trajectory, physical activity across their pregnancies. Were they people who had this natural, slow decrease in their physical activity levels? Did they maintain their physical activity levels throughout their pregnancy? Or did they increase their training overall? What we found is that those individuals who had at least a 50% reduction in overall training volume, had twice the risk of having injury in the postpartum period. From a sports science perspective, when we think about people who are out of competition, for six to nine to 12 months or longer of time, you start to lose fitness, you start to lose sports-specific skills. 

The neurocognitive way that your brain is functioning when you’re returning to your sport, is going to slow down and not function optimally when you do return. If there are ways that we can help support athletes to continue to train during their pregnancy, certainly they’re going to be modifications that are needed, and we’re still understanding that particular aspect, we do anticipate that that will help to support a better, less injured return to sport in the postpartum period. 

WHCC: Can you elaborate on the cognitive benefits of remaining in the sport while pregnant?

MD: If you think about being on a soccer field and having a ball flying at you if you’re goalie – if you’re taken out of that situation for six to 12 months, or longer, you’re going to lose your reflexes, and your speed to be able to stop the ball. Same thing with most other sports. That reaction time will start to go away if you’re not training it. A lot of the work that I’m doing with some of the professional sports right now is finding ways that we can essentially help players to stay in-play, safely and evidence-based. Also recognizing that not only do we have to support the overall physical health of the athlete and the fetus, but we also have to support the mental health of the athlete as well. 

If we’re asking all athletes to stop or reduce all sorts of training during their pregnancy, these are athletes whose part of their identity is to do their sport, and that can cause other downstream issues that we really haven’t reflected on enough as a research field or as a society. This does support their mental health for many athletes, to be able to continue some form of training. We just have to figure out what kind of training is safe and beneficial. Can we integrate some soccer-specific skills while they’re pregnant without increasing the risk of tripping, falling, or being hit by either their teammates or by a ball? We have a lot of work to do to support those particular athletes. We’re taking a much more holistic approach than really just focusing on one aspect of a person.

WHCC: What does this mean for elite athletes who are so in tune with their bodies?

MD: When we talk to our elite athletes, they’re often told when they’re pregnant to “do what your body tells you and listen to your body.” But you take them out of their sport and they’re pregnant for the first time, and they’re like, “I don’t know my body anymore.” So if there’s a way that we can help support that connection between the brain and their body while they’re pregnant, and maintain some sort of connection to their sport, it can be beneficial overall. We just have to do the research to be able to figure out how to best support these athletes.

WHCC: What was studied previously on pregnancy and sport?

MD: Shockingly little. Even today, the vast majority of the research that’s done on exercise during pregnancy and certainly exercise in the postpartum period is really focused on the general population. We typically will speak to one of the potential benefits of walking. When we talk about sport, it’s really only these trailblazing mothers that are becoming more and more visible. We know that there have been mothers in the Olympics since the very first Olympics in the early 1900s. We’re starting to see this increased visibility of women who are visibly pregnant during their sport, returning afterwards, bringing their babies, toddlers and older kids onto the pitch, by the pool, etc. That is really changing the conversation, and when we start to see it more in society, it does really stimulate a lot more research. 

Even today, we have way too little information. And it comes directly from the athletes. They want this information. They need this research to be able to support them because they don’t necessarily believe our traditional ideas that you should take it back quite a lot while you’re pregnant. Answering those questions for them, whether we’re showing that it’s beneficial, whether we show that it’s maybe not so beneficial, and modifications need to be made, we do need to provide that evidence-based guidance to support these athletes while they’re pregnant and returning postpartum.

WHCC: Can you speak more about how elite athletes are involved?

MD: We’ve been extremely fortunate. I have athletes who contact me directly, who are excited to share their data. For example, we had an ultramarathoner. She is a very well-trained ultramarathoner. She has five kids and so she had Garmin data that she had collected over a twin pregnancy and a single pregnancy just a couple of years later. 

She contacted me and said, “I have this information, I know you need this information, what can we do with it?” And so we worked with her, and we published a case study on this particular individual. She ran more than 13,000 kilometres over the course of her second (the single pregnancy) and a little bit less in her twin pregnancy, as you can imagine. But these are numbers that (I think I looked at it about five times just to be sure that the data was real) we don’t see. She got a lot of negative feedback about doing this during her pregnancy, even though for her, to support both her physical and mental health, and reduce her stress, this was the best thing for her. And her health outcomes were quite great.

WHCC: Do you get a lot of resistance?

MD: We get resistance from all sorts of directions. I couldn’t possibly pinpoint it to one specific group. We certainly get a lot of celebration and excitement from all areas, recognizing that our understanding of what can or should be done during pregnancy is going to change as the evidence comes out. Evidence is always really slow, and it’s certainly going to change as the years go by. I’ve been working in this field for 20, almost 25 years now, and it’s completely different recommendations and information from what we had 20 years ago. I can’t pinpoint exactly where the pushback is, but I think with education and a growing amount of research that we start to alleviate some of those key concerns. We just need to do more work, better work. 

WHCC: You recently won the Drinkwater Leadership Award in Women’s Health, Sport & Physical Activity award. What does this win mean to you?

MD: It’s one of those things where I’ve spent my career, and when I was in grad school, I was often asked: “Why would you do exercise on postpartum women? We already know that exercise is beneficial, like this is not new.” But at the time, there was essentially no available information specific to the postpartum period. Our guidance was basically to get cleared at six weeks postpartum and then just go back to it – and we know that’s some of the most harmful messaging that we can have in the postpartum period. 

Some people are not ready to go back in six weeks, and other people are ready to go back much sooner than six weeks postpartum. We’ve done a lot of work with my team over the last number of years, and with colleagues around the world, to try and answer questions. But you often feel like it’s just going into the void. Hopefully some people read this work, and hopefully some of our knowledge translation actually works. Barbara Drinkwater was the original leader supporting and pushing women’s health in sport and physical activity. Just being even associated with her name is a little bit shocking, and it just still doesn’t seem real. But it’s very meaningful.

WHCC: What would your wish be for women’s health? For women’s health research? 

MD: I wish for investment into the research. It’s an incredibly difficult uphill battle. Most of us do a lot of this work on a shoestring budget. We do it as a passion. Our trainees are lucky enough to get scholarships, or they volunteer their time to be involved as undergrads. 

If we had true, strong investment into women’s health research, it would make all the difference in the world. We wouldn’t just be slowly scratching the surface. We could actually answer the really hard questions. When we talk about my particular area, a lot of the work that we do – assessing the upper ends of what can or should be done for exercise during pregnancy – that’s completely unfunded. We don’t have the support to do that type of work. But when it gets out there, it starts to answer really important questions, and we see that there’s such a need and such a desire. We cannot do the research to the level that we want to if we don’t have the investment in women’s health research. 

In Canada, to be able to get $50,000 a year to do this kind of work, you work for years to be able to do that. Most of my work is on a yearly basis. And a lot of it is working with students, who are lucky enough to get scholarships because they are so brilliant, to be able to support that work.

WHCC: Sounds like a lot of the time is spent finding funding.

MD: I would say, half my time is spent writing grants. We’re an exceptionally productive lab. Imagine if I got half of my time back, if I didn’t have to worry about how I can support my trainee in the second year of her project. We’re doing studies looking at postpartum exercise and bone health – really important questions that have never been looked at before – but to do it properly, the assessments are really expensive. So, I just say “okay, we’re gonna do it” and we’ll figure out how to pay for it later. It’s worked out okay so far, but you either answer the questions or you don’t, and you just have to get creative to find the ways. But if I had more time, my gosh!

 

Enceinte et Puissante : Une étude récente confirme l’innocuité de l’entraînement en résistance à haute intensité pendant la grossesse

Une conversation avec la Dre Margie Davenport sur la façon dont les nouvelles recherches remettent en question les vieilles croyances

C’est une grande et bonne nouvelle pour le nombre croissant de femmes qui reconnaissent les bienfaits de soulever des charges plus lourdes et qui l’intègrent dans leur routine d’entraînement. Et ce n’est que le début, confirme la Dre Margie Davenport, auteure principale de l’étude et directrice du Program for Pregnancy and Postpartum Health à l’Université de Calgary.

Chargée d’élaborer les lignes directrices canadiennes de 2019 sur l’activité physique pendant la grossesse, la Dre Davenport a trouvé des preuves convaincantes que l’activité physique pendant la grossesse était non seulement sécuritaire, mais aussi bénéfique pour la mère et le bébé. Toutefois, lorsqu’il s’agissait d’haltérophilie, elle a constaté qu’il n’existait que des opinions d’experts, sans études rigoureuses.

Avec son équipe, elle a étudié 20 femmes – 10 enceintes et 10 non enceintes – qui ont toutes effectué trois exercices (squat avec barre, développé couché et soulevé de terre) à intensité croissante jusqu’à 70–75 % de leur effort maximal. L’étude a conclu que ces exercices de résistance à haute intensité étaient bien tolérés par la mère et le fœtus.

Pour en savoir plus sur l’étude et son impact, nous avons parlé à la Dre Margie Davenport de ce qui a motivé cette recherche, de ce qu’elle signifie aujourd’hui, et de ce qui s’en vient.

Margie Davenport est directrice du programme de santé pendant la grossesse et le post-partum à l’Université de Calgary et a récemment reçu le prestigieux prix Drinkwater Leadership Award in Women’s Health, Sport & Physical Activity pour son travail dans le domaine, et auteure principale d’une étude qui confirme la sécurité de l’entraînement en résistance à haute intensité pendant la grossesse. ACESF : Qu’est-ce qui a inspiré l’étude ?
Margie Davenport : J’ai dirigé l’élaboration des Lignes directrices canadiennes de 2019 sur l’activité physique pendant la grossesse. Dans le cadre de ces lignes directrices, nous avons synthétisé toute la littérature disponible, puis compilé les résultats dans 12 revues systématiques et méta-analyses. Ces travaux ont permis de recueillir des données probantes très convaincantes et exhaustives démontrant que l’activité physique pendant la grossesse est non seulement sécuritaire, mais aussi très bénéfique pour la santé de la mère et du bébé. Nous avons constaté une réduction d’environ 40 % du risque de complications liées à la grossesse, notamment le diabète gestationnel, la prééclampsie et l’hypertension gestationnelle. Nous avons également constaté, et c’est important, que l’activité physique n’était pas associée à un risque accru de fausse couche, d’accouchement prématuré ou de petit bébé. Il s’agissait de questions cruciales auxquelles il fallait répondre pour apaiser les principales inquiétudes des femmes concernant l’exercice et la grossesse. Lors de nos revues systématiques, nous avons été, sans être vraiment surprises, certes, mais certainement déçues de ne pas pouvoir aborder en détail les activités d’intensité plus intense ou vigoureuse. Historiquement, quand on parle de musculation et de grossesse, on recommande généralement une intensité modérée. Or, nous savons qu’un sous-ensemble de la population, notamment un nombre croissant de femmes, soulève des charges lourdes, pratique le cross-fit ou la dynamophilie avant d’être enceintes, puis souhaite fonder une famille, tombe enceinte et ne sait tout simplement pas quoi faire. C’est pourquoi, environ deux ans après la publication des recommandations, nous avons mené un sondage en ligne auprès de participantes qui soulevaient plus de 80 % de leur 1RM (nombre maximal de répétitions). Après avoir résumé ces informations, nous avons constaté une réduction de 51 % du risque de complications pendant la grossesse si les femmes continuaient à soulever des charges lourdes tout au long de leur grossesse, par rapport à ce que préconisent la plupart des recommandations, qui préconisent de réduire le niveau d’activité ou de soulever des charges à un niveau plus modéré. Compte tenu de ces nombreux avantages pour la santé, la question suivante est évidente : est-il vraiment sécuritaire de soulever des charges lourdes pendant la grossesse ? C’est ce qui a inspiré l’étude dont nous parlons aujourd’hui, où nous avons recruté des femmes enceintes qui avaient soulevé des charges avant et pendant leur grossesse, et nous avons examiné les réactions fœtales à cette activité. ACESF : Cette étude a donc été un long parcours ? MD : Tout à fait. Nous sommes en 2025. Nous avons terminé les revues systématiques en 2018. Il faudra six à sept ans pour mener ces études de plus haut niveau. Il nous reste encore beaucoup de chemin à faire pour comprendre véritablement l’impact du port de charges lourdes pendant la grossesse. Mais c’est une question vraiment très importante. Je suis moi-même une mère d’un certain âge. J’avais entre 35 et 45 ans quand je suis tombée enceinte. Je suis très préoccupée par ma santé osseuse globale avec l’âge. Notre densité minérale osseuse va diminuer, tout comme notre masse musculaire. Et l’un des moyens essentiels de préserver notre santé musculaire et osseuse globale est de soulever des charges lourdes en vieillissant. Donc, si nous conseillons aux femmes d’arrêter de soulever des charges lourdes pendant leur grossesse, ou du moins de réduire l’intensité de leurs exercices, nous devons nous fier à des renseignements solides. Or, on n’en a pas eu. ACESF : Comment l’étude a-t-elle été reçue ?
MD : Je dirais que c’est un enthousiasme, car les personnes qui soulevaient déjà des charges lourdes avant leur grossesse et qui en ont constaté les bienfaits – réduction du stress, maintien de la masse musculaire et santé osseuse en général – veulent continuer pendant leur grossesse. Il y a beaucoup de stigmatisation et d’inquiétudes quant à la sécurité et aux avantages ou inconvénients potentiels de soulever des charges lourdes pendant la grossesse. Je pense donc que, d’une certaine manière, la plus grande réaction est le soulagement de savoir que cette démarche peut être poursuivie, du moins dans le cadre de l’étude actuelle. Mais je pense aussi qu’il existe maintenant un besoin d’informations plus approfondies pour mieux comprendre s’il existe des limites quant à la charge maximale autorisée, et s’il existe certains types d’activités à pratiquer, notamment les différents types de levées, qu’il s’agisse de levées olympiques ou de flexions de biceps plus traditionnelles. Je pense donc que la demande d’informations a augmenté. ACESF : On constate une réelle augmentation du nombre de femmes qui soulèvent des poids, n’est-ce pas ?
MD : Absolument, je pense que c’est un changement vraiment important et formidable en raison de tous ses nombreux bienfaits pour la santé. Pour la population générale, mais aussi pendant la grossesse, nous sous-estimons l’intérêt de soulever des poids pendant la grossesse. Nous n’en sommes qu’à un stade préliminaire. ACESF : Pouvez-vous nous parler de la suite ?
MD : La prochaine étape consiste à soulever des charges plus lourdes. Dans cette étude, la charge maximale soulevée représentait 90 % de leurs 10 RM (nombre maximal de répétitions). Cela équivaut à environ 70 à 75 % de l’effort maximal, bien plus que ce que nous avons jamais observé dans la littérature. Mais nous devons continuer à soulever des charges plus lourdes pour les personnes habituées à soulever des charges assez lourdes, nos athlètes. Nous constatons une augmentation incroyable du nombre d’athlètes qui fondent une famille en milieu de carrière, et nous voulons les soutenir parce qu’elles veulent continuer à soulever des charges lourdes pendant leur grossesse. Il est donc certain que des études futures porteront sur des poids plus lourds, mais aussi sur davantage d’études longitudinales. Cela signifie qu’au lieu de faire venir les femmes pour une seule séance, il faudrait les suivre tout au long de leur grossesse pour voir si la poursuite de l’entraînement en résistance pendant la grossesse (si on commence avant la grossesse et qu’on continue jusqu’au premier et au deuxième trimestre) devrait être envisagée à un moment donné ? Ou est-il tout à fait acceptable de soulever des poids jusqu’au jour de l’accouchement ? ACESF : Que signifient ces résultats pour les athlètes et pour la femme moyenne qui s’entraîne déjà ? MD : Concernant la population générale, qu’il s’agisse de personnes peu actives ou de sportives de loisir, cela apporte un certain réconfort et une certaine sécurité. La plupart des femmes ne repoussent pas leurs limites pendant la grossesse, mais nous ne nous limitons pas à l’idée qu’on ne peut soulever que des poids d’intensité modérée pendant la grossesse. Donc, si vous dépassez cette limite ou si vous voulez la dépasser, cela semble acceptable jusqu’à ce seuil précis. Pour nos athlètes d’élite, qui veulent soulever des charges lourdes, la recommandation traditionnelle est malheureusement de réduire son niveau d’activité physique à mesure que la grossesse progresse. Cependant, cela ne repose que sur des recommandations générales, et ce n’est pas un problème si vous choisissez de réduire votre niveau d’activité ou si vous ne vous sentez pas assez bien pour continuer à vous entraîner pendant la grossesse. Cependant, de nombreuses femmes se sentent bien pendant leur grossesse et veulent continuer à s’entraîner. Ces données sont conçues pour les soutenir. Il reste encore beaucoup à faire pour répondre à ces questions, mais c’est une première étape importante pour celles qui veulent continuer à soulever des charges plus lourdes pendant leur grossesse. ACESF : Comment le cardio et le HIIT jouent-ils un rôle dans les résultats ? MD : Le HIIT. Nous avons d’abord étudié ce sujet. Avant même de répondre à la question sur la musculation, nous avons d’abord essayé d’aborder le sujet de l’entraînement HIIT. De même, nous avons constaté un intérêt croissant pour l’entraînement HIIT avant la grossesse. Si vous aimez les séances courtes et agréables où vous pouvez vous surpasser avant la grossesse, beaucoup de femmes souhaitent le faire pendant leur grossesse. Nous avons mené cette étude en pleine pandémie de COVID-19, et c’était probablement l’étude la plus facile à recruter. Tout le monde voulait participer, car ils pratiquaient déjà cette activité et voulaient connaître les réponses. Ils voulaient savoir si l’étude HIIT ou l’exercice HIIT leur convenait. Ils allaient le faire de toute façon, alors on les a juste suivis pendant qu’ils la pratiquaient. Cette étude portait sur 10 séances d’une minute d’activité à très haute intensité, soit 90 % de l’effort maximal, suivies d’une minute de récupération active à plus faible intensité. Nous avons constaté que l’étude était extrêmement bien tolérée par la mère et le fœtus, sans effets secondaires ni ralentissement du rythme cardiaque fœtal. L’accouchement s’est aussi bien déroulé. Il y a beaucoup à faire dans ce domaine. Des études internationales sont présentement menées à la suite de ces travaux. Elles examinent les études d’entraînement par intervalles à haute intensité pendant la grossesse afin de déterminer si cela permet de maintenir la forme physique et d’améliorer l’issue de la grossesse. ACESF : Est-il acceptable de commencer le HIIT ou la musculation pendant la grossesse ?
MD : On me pose souvent cette question, et la réponse est simple : on ne le sait pas encore. Dans ces deux études, les femmes pratiquaient déjà le HIIT avant et pendant leur grossesse. On ne sait pas encore ce qui se passe si on décide de soulever des poids plus lourds pendant la grossesse ou de pratiquer une activité plus intense. Ces études n’ont pas encore été réalisées. C’est une question à laquelle nous devons répondre pour mieux accompagner les femmes enceintes. ACESF : Que signifie cette étude pour le sport professionnel et les athlètes de haut niveau à l’avenir ?
MD : C’est une information très importante pour nos athlètes professionnels et de haut niveau. Nous constatons que de nombreuses athlètes tombent enceintes en milieu de carrière et souhaitent ensuite reprendre. Et donc l’une des choses importantes est que, comme notre politique générale, Dans la population générale, où l’on observe généralement une réduction de l’activité physique à mesure que la grossesse progresse, c’est tout à fait normal si vous choisissez de le faire ou si vous commencez à rencontrer des complications qui l’exigeraient. Mais pour nos athlètes d’élite, et plus particulièrement nos athlètes professionnels, c’est leur travail. C’est une partie essentielle de leur travail. Pour plusieurs d’entre elles, se faire demander de réduire leur niveau d’activité ou d’abandonner les exercices de musculation intenses ou lourds est très stressant. Nous avons mené plusieurs entrevues avec des athlètes d’élite du monde entier, et elles nous disent qu’elles veulent ces informations et ces recherches, car elles les pratiquent régulièrement, mais l’anxiété qui en découle est presque aussi néfaste, car elles ne savent pas si ce qu’elles font est plus sûr. Cela commence donc à leur proposer des options et des conseils supplémentaires concernant les types d’entraînement qu’elles pratiquent habituellement au quotidien, afin de les aider à maintenir leur condition physique et leurs compétences sportives spécifiques, ainsi qu’à poursuivre leur entraînement pendant la grossesse, mais aussi à favoriser leur reprise du sport après la période post-partum, si elles le souhaitent. ACESF : Peut-on supposer que plus on s’entraîne longtemps pendant la grossesse, plus on reprend le sport rapidement ?
MD : On commence tout juste à comprendre cet aspect particulier. Une étude vient d’être acceptée et devrait être disponible en ligne dans les prochaines semaines. Nous avons examiné ce que nous appelons la trajectoire de l’activité physique tout au long de leur grossesse. S’agissait-il de personnes ayant connu une diminution lente et naturelle de leur niveau d’activité physique ? Ont-elles maintenu leur niveau d’activité physique tout au long de leur grossesse ? Où ont-elles augmenté leur entraînement global ? Nous avons constaté que les personnes ayant réduit d’au moins 50 % leur volume d’entraînement global présentaient un risque deux fois plus élevé de se blesser après l’accouchement. D’un point de vue scientifique, quand on pense aux personnes qui sont hors compétition pendant six à neuf à douze mois, voire plus, on constate une perte de forme physique et de compétences sportives. Le fonctionnement neurocognitif de votre cerveau lors de la reprise du sport va ralentir et ne pas fonctionner de manière optimale. S’il existe des moyens d’aider les athlètes à poursuivre leur entraînement pendant leur grossesse, des modifications seront certainement nécessaires, et nous étudions encore cet aspect particulier. Nous croyons que cela contribuera à un meilleur retour au sport, avec moins de blessures, après l’accouchement. ACESF : Pouvez-vous nous en dire plus sur les avantages cognitifs de la poursuite du sport pendant la grossesse ?
MD : Imaginez être sur un terrain de football et recevoir un ballon si vous êtes gardienne de but : si vous êtes exclue de cette situation pendant six à douze mois, voire plus, vous allez perdre vos réflexes et votre vitesse pour arrêter le ballon. C’est pareil pour la plupart des autres sports. Ce temps de réaction diminue si vous ne vous entraînez pas. Une grande partie du travail que je fais actuellement avec certains sports professionnels consiste à trouver des moyens d’aider les joueuses à rester en jeu, en toute sécurité et en s’appuyant sur des données probantes. Nous reconnaissons également qu’il est essentiel de soutenir non seulement la santé physique globale de l’athlète et du fœtus, mais aussi la santé mentale de l’athlète. Si nous demandons à tous les athlètes d’arrêter ou de réduire tout type d’entraînement pendant leur grossesse, il est important de rappeler qu’une partie de leur identité réside dans la pratique de leur sport, ce qui peut engendrer d’autres problèmes auxquels nous n’avons pas suffisamment réfléchi, ni dans le domaine de la recherche ni dans la société. Cela contribue à la santé mentale de plusieurs athlètes, leur permettant de poursuivre un certain entraînement. On a juste besoin de déterminer quel type d’entraînement est sécuritaire et bénéfique. Pouvons-nous intégrer certaines compétences spécifiques au football pendant la grossesse sans augmenter le risque de trébuchement, de chute ou d’être frappées par leurs coéquipières ou par un ballon ? On a beaucoup à faire pour soutenir ces athlètes en particulier. Nous adoptons une approche beaucoup plus holistique que de se concentrer uniquement sur un aspect de la personne. ACESF : Qu’est-ce que ça veut dire pour les athlètes d’élite qui sont si à l’écoute de leur corps ?
MD : Quand on parle à nos athlètes d’élite, on leur dit souvent, quand elles sont enceintes, de « faire ce que leur corps leur dit et de l’écouter ». Mais quand on les retire de leur sport, elles tombent enceintes pour la première fois et se disent : « Je ne connais plus mon corps.» Alors, s’il existe un moyen de maintenir cette connexion entre le cerveau et le corps pendant la grossesse, et de maintenir un lien avec leur sport, cela peut être bénéfique pour l’ensemble. Il nous suffit de faire des recherches pour déterminer comment soutenir au mieux ces athlètes. ACESF : Quelles études ont déjà été menées sur la grossesse et le sport ?
Margie Davenport : Étonnamment peu. Aujourd’hui encore, la grande majorité des recherches sur l’exercice physique pendant la grossesse, et surtout après l’accouchement, se concentrent sur la population générale. On parle généralement d’un des avantages potentiels de la marche. En matière de sport, seules ces mères pionnières deviennent de plus en plus visibles. On sait qu’il y a des mères aux Jeux olympiques depuis les tout premiers, au début du XXe siècle. On commence à constater une visibilité accrue des femmes visiblement enceintes pendant leur sport, qui y retournent après, qui amènent leurs bébés, leurs tout-petits et leurs enfants plus âgés sur le terrain, à la piscine, etc. Ça change vraiment les mentalités, et quand ça se manifeste davantage dans la société, ça stimule considérablement la recherche. Même aujourd’hui, on a bien trop peu d’informations. Et elles viennent directement des athlètes. Elles veulent ces informations. Elles ont besoin de ces recherches pour les soutenir, car elles ne croient pas nécessairement à nos idées traditionnelles selon lesquelles il faut se reposer sur ses lauriers pendant la grossesse. Pour répondre à ces questions, que nous démontrions les avantages ou les inconvénients de cette approche, et que des modifications soient nécessaires, nous devons fournir des conseils fondés sur des données probantes pour accompagner ces athlètes pendant leur grossesse et leur retour après l’accouchement. ACESF : Pouvez-vous nous en dire plus sur l’implication des athlètes de haut niveau ?
Margie Davenport : On a eu ben de la chance. Les athlètes me contactent directement et sont ravis de partager leurs données. Par exemple, on a eu une ultramarathonienne. C’est une ultramarathonienne très entraînée. Elle a cinq enfants et disposait donc de données Garmin recueillies lors d’une grossesse gémellaire et d’une grossesse simple quelques années plus tard. Elle m’a contactée et m’a dit : « J’ai ces informations, je sais que vous en avez besoin, qu’est-ce qu’on peut en faire ?» Nous avons donc travaillé avec elle et publié une étude de cas sur cette personne. Elle a couru plus de 13 000 kilomètres lors de sa deuxième grossesse (monoparentale) et un peu moins lors de sa grossesse gémellaire, comme vous pouvez l’imaginer. Mais ce sont des chiffres qu’on ne voit pas (je crois les avoir vérifiés environ cinq fois pour m’assurer de la véracité des données). Elle a reçu beaucoup de commentaires négatifs sur le fait de pratiquer cette activité pendant sa grossesse, même si, pour elle, pour soutenir sa santé physique et mentale et réduire son stress, c’était la meilleure solution. Et ses résultats en matière de santé étaient plutôt excellents. ACESF : Rencontrez-vous beaucoup de résistance ?
MD : On rencontre de la résistance de toutes parts. Je ne pourrais pas la cibler spécifiquement. Nous recevons certainement beaucoup de célébrations et d’enthousiasme de tous côtés, conscients que notre compréhension de ce qui peut ou doit être fait pendant la grossesse va évoluer à mesure que les données probantes seront disponibles. Les données probantes sont toujours très lentes à venir, et elles changeront certainement au fil des années. Je travaille dans ce domaine depuis 20, presque 25 ans, et les recommandations et les informations sont totalement différentes de celles d’il y a 20 ans. Je ne peux pas identifier précisément les freins, mais je pense qu’avec l’éducation et un nombre croissant de recherches, nous commençons à apaiser certaines de ces préoccupations majeures. On a juste besoin de travailler plus, mieux. ACESF : Vous avez récemment remporté le Drinkwater Leadership Award en santé des femmes, sport et activité physique. Qu’est-ce que cette victoire représente pour vous ? MD : C’est un sujet qui m’a tenu occupée tout au long de ma carrière. Quand j’étais étudiante à la maîtrise, on me demandait souvent : « Pourquoi faire de l’exercice aux femmes en post-partum ? On sait déjà que l’exercice est bénéfique, ce n’est pas nouveau.» Mais à l’époque, il n’existait pratiquement aucune information spécifique sur la période post-partum. Notre recommandation était essentiellement d’obtenir l’autorisation de mise en marché six semaines après l’accouchement, puis de simplement y revenir – et nous savons que c’est l’un des messages les plus néfastes que l’on puisse recevoir pendant la période post-partum. Certaines personnes ne sont pas prêtes à reprendre dans six semaines, tandis que d’autres le sont bien avant six semaines après l’accouchement. Nous avons beaucoup travaillé avec mon équipe ces dernières années, et avec des collègues de partout dans le monde, pour tenter de répondre à ces questions. Mais on a souvent l’impression que tout ça est un échec. J’espère que certains liront ce travail et que certaines de nos applications des connaissances porteront leurs fruits. Barbara Drinkwater a été la première figure de proue du soutien et de la promotion de la santé des femmes dans le sport et l’activité physique. Le simple fait d’être associée à son nom est un peu choquant, et ça semble encore irréel. Mais c’est très significatif. ACESF : Quel serait votre souhait pour la santé des femmes ? Pour la recherche sur la santé des femmes ? MD : J’aimerais que la recherche soit investie. C’est un parcours incroyablement difficile. La plupart d’entre nous font une grande partie de ce travail avec un budget serré. On le fait par passion. Nos stagiaires ont la chance d’obtenir des bourses ou donnent de leur temps pour s’impliquer en tant qu’étudiantes de premier cycle. Si on investissait vraiment et massivement dans la recherche en santé des femmes, ça changerait tout. On ne se contenterait pas d’effleurer la surface. On pourrait vraiment répondre aux questions les plus difficiles. Dans mon domaine, une grande partie de nos travaux – évaluer les limites maximales de ce qui peut ou devrait être fait en matière d’exercice physique pendant la grossesse – sont totalement dépourvus de financement. Nous n’avons pas le soutien nécessaire pour mener ce genre de travaux. Mais une fois publiés, ils commencent à répondre à des questions cruciales, et nous constatons un besoin et une volonté considérables. Nous ne pouvons pas mener la recherche au niveau souhaité sans investissement dans la recherche en santé des femmes. Au Canada, pour obtenir 50 000 $ par année pour ce genre de travail, il faut travailler des années. La plupart de mes travaux sont annuels. Et une grande partie de ce travail consiste à travailler avec des étudiants, qui ont la chance d’obtenir des bourses grâce à leur talent, pour soutenir ce travail. ACESF : On dirait qu’une bonne partie du temps est consacrée à la recherche de financements. MD : Je dirais que la moitié de mon temps est consacrée à la rédaction de demandes de subventions. Notre laboratoire est exceptionnellement productif. Imaginez si je récupérais la moitié de mon temps, si je n’avais pas à m’inquiéter de la façon dont je pourrais soutenir ma stagiaire en deuxième année de projet. Nous menons des études sur l’exercice physique post-partum et la santé osseuse – des questions vraiment importantes qui n’ont jamais été abordées auparavant – mais pour les mener correctement, les évaluations sont très coûteuses. Alors, je me dis simplement : « OK, on ​​va le faire » et on verra comment financer plus tard. Ça fonctionne bien jusqu’à présent, mais soit on répond aux questions, soit on ne répond pas, et il faut faire preuve de créativité pour trouver les solutions. Mais si j’avais plus de temps, mon Dieu !

The Fifth Wave — Une nouvelle série balado de la IWK Foundation

Nous sommes ravis de vous présenter The Fifth Wave, une nouvelle série balado lancée par l’un de nos organismes membres, la IWK Foundation. Cette série inspirante réunit des agents de changement, des experts et des défenseurs qui font progresser la santé des femmes — qu’il s’agisse de percées en recherche, de soins de première ligne ou de leadership communautaire.

À travers des récits percutants et des conversations réfléchies, The Fifth Wave explore les réalités complexes de la santé des femmes et met en lumière les défis et les occasions qui s’offrent à nous pour bâtir un avenir plus sain pour toutes les femmes et les personnes de diverses identités de genre.

Écoutez dès maintenant le premier épisode et joignez-vous à la conversation — disponible ci-dessous ou au iwkfoundation.org/thefifthwave.

In the News: Experts sound the alarm on women’s health in Canada

As Women’s Health Week begins, Canadian advocates are calling for urgent action to close the gender gap in health research and care. Despite making up half the population, women’s health receives only 6.8% of research funding in Canada. Organizations like Women’s Health Collective Canada are pushing for a national women’s health strategy, better data, and dedicated funding to ensure women, trans, and non-binary people get the care they deserve.

Read the article:

Experts sound the alarm on women’s health in Canada

Dans l’actualité: Des expertes tirent la sonnette d’alarme sur la santé des femmes au Canada

Alors que débute la Semaine de la santé des femmes, les défenseurs canadiens appellent à une action urgente pour combler l’écart entre les hommes et les femmes dans le domaine de la recherche et des soins de santé. Bien que les femmes représentent la moitié de la population, la santé des femmes ne reçoit que 6,8 % des fonds consacrés à la recherche au Canada. L’ACESF réclament une stratégie nationale pour la santé des femmes, de meilleures données et un financement spécifique pour que les femmes, les transgenres et les personnes non binaires reçoivent les soins qu’ils méritent. Lire l’article : Des expertes tirent la sonnette d’alarme sur la santé des femmes au Canada